Un jeune ambulancier britannique comparaissait il y a quelques jours devant le tribunal du Health and Care Professions Council (HCPC). Celui-ci était accusé d’avoir adopté un comportement déplacé lors d’une intervention de secours auprès d’une de ses collègues.
Voilà plusieurs années que les faits se sont déroulés, mais ce n’est que lundi 19 mai dernier que James Birdseye a finalement été radié du registre médical britannique. Ce jeune ambulancier est accusé d’avoir tenu des propos particulièrement graves à l’égard d’une étudiante en situation de détresse, alors même qu’il intervenait pour la secourir, racontent nos confrères de la BBC.
Les faits s’étaient déroulés le 22 juin 2019. James Birdseye est envoyé sur le terrain pour venir en aide à une jeune femme – sa collègue – qui travaillait au sein du même service que lui, dans le South Central Ambulance Service NHS Trust, dans la réguion du Berkshire, au sud du Royaume-Uni. Lors de son intervention, le jeune homme commencé à expliquer à la victime qu’il avait couché “avec d’autres étudiantes et sa femme ne s’en souciait pas”.
“Je ne suis pas fier”
Celui-ci a par la suite commencé son examen clinique… sans le consentement de sa collègue. James Birdseye a baissé le pantalon et les sous-vêtements de la victime sans sa permission avant de lui demander de retirer son tapon. Celle-ci s’est mise à saigner abondamment. Le professionnel de santé s’est alors permis “des remarques déplacées” sur les parties génitales de sa consœur, selon des éléments rapportés par le tribunal du Health and Care Professions Council (HCPC).
Lors d’une audience qui s’est tenue il y a quelques jours, l’institution a affirmé que James Birdseye avait eu un comportement “de nature prédatrice”, estimant par ailleurs que lors de son intervention, l’ambulancier avait saisi “l’occasion d’exploiter la situation pour obtenir une gratification sexuelle”. Il s’avère par ailleurs que ce dernier aurait manipulé les plannings de son service pour travailler en même temps que sa collègue. Quelques jours après les faits, l’intéressé avait été suspendu.
Face au HCPC, il a indiqué qu’il regrettait “profondément” ses agissements : “J’ai fait preuve d’une familiarité excessive qui a dépassé les limites d’une relation professionnelle normale et j’ai agi d’une manière dont je ne suis pas fier”, a témoigné ce dernier.
