Deux miles – soit un peu plus de trois kilomètres – autour du Garmin Trail, la boucle qui ceinture le siège international de Garmin, à Kansas City, auront suffi à mettre à l’épreuve la toute nouvelle Forerunner 570. Présentée le 15 mai, en même temps que la Forerunner 970, destinée aux coureurs d’élite, cette montre connectée est un best-seller annoncé.
Elle affiche des caractéristiques particulièrement séduisantes. Son boîtier en aluminium, proposé en 42 mm ou 47 mm et décliné dans un large nuancier, abrite des capteurs de dernière génération capables de mesurer avec précision les données physiologiques. La Forerunner 570 offre jusqu’à onze jours d’utilisation, contre quinze pour la 970 – des performances à faire pâlir d’envie la marque à la pomme. Comme tous les appareils Garmin, ces montres sont soumises à des tests dans des conditions extrêmes – vibrations, immersion, exposition aux UV, variations de température, chutes – pour garantir leur robustesse et leur fiabilité.
À travers l’application Garmin Connect, la Forerunner donne accès à des plans d’entraînement pour le triathlon, la musculation, le golf, la natation ou l’équitation. Cela s’ajoute aux fonctionnalités désormais incontournables : mesure des battements par minute (BPM), comptage des pas, Body Battery (évaluation des dépenses énergétique quotidiennes). Un peu plus et on se croirait dans un épisode de Black Mirror.
Garmin dans le top 5 des montres connectées
Garmin maîtrise toute la chaîne, du design à la logistique, et s’appuie sur des filiales réparties dans le monde entier. Résultat : l’entreprise est passée du statut de modeste société du Midwest à celui de poids lourd de la tech. En 2024, elle comptait 22 000 employés, pour un chiffre d’affaires de 6,3 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an, et figure désormais dans le top 5 des montres connectées, aux côtés d’Apple, Samsung, Huawei et Xiaomi.
À LIRE AUSSI Montres connectées : une (r)évolution chez Garmin« Il y a un momentum évident pour les montres connectées, qu’il faut accompagner tout en mettant en avant ce qui fait notre singularité. Garmin s’adresse avant tout à un public de sportifs. Porter l’une de nos montres, c’est revendiquer un mode de vie actif », affirme Cliff Pemble, CEO et vétéran de la marque. Dans un monde régi par les réseaux sociaux et nourri par le culte de la performance individuelle, l’argument fait mouche.
À Découvrir
Le Kangourou du jour
Répondre
Les premiers à tester les produits sont les collaborateurs eux-mêmes : des membres du comité exécutif, sportifs accomplis et fiers de vanter leurs chronos aux derniers marathons, jusqu’aux salariés croisés à la salle de sport ou sur les terrains de padel du campus Garmin à Kansas City. Si une chose n’a pas changé depuis la création de l’entreprise, en 1989 – alors spécialisée dans les instruments de navigation pour l’aviation –, c’est son ancrage territorial : « Garmin a grandi autour d’un noyau local, même si nous avions dès le départ une ambition internationale. On n’est ni à Austin ni dans la Silicon Valley, et c’est justement ce qui fait notre force. On attire des talents de la tech grâce à cette culture familiale typique du Midwest : tranquille, respectueuse, à l’écoute. Des valeurs qui trouvent un écho naturel dans le sport », confie Cliff Pemble.
Ce vendredi après-midi, le siège commence doucement à se vider. Ce soir, c’est match de baseball : les Royals de Kansas City accueillent les Cardinals de Des Moines. Dans les gradins, collègues et familles se retrouvent, formant une communauté solidement connectée… par le sport.
