Ce jeudi, deux ans après cette réunion d’information préalable, Virya Energy a à nouveau convié la population à une rencontre citoyenne cette fois. Pas obligatoire. Mais puisqu’elle a des informations plus précises à fournir, autant jouer la carte de la transparence avant le début de l’enquête publique.
L’équivalent de 7.700 ménages/an
Si le projet se concrétise, l’une de ces trois éoliennes se trouvera sur le site de V3-Manupal, une entreprise de travail adapté (ETA) agréée par l’AVIQ (Agence pour une Vie de Qualité) qui emploie 120 personnes, au 33 de la rue du Parc Industriel. Les autres se trouveront à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau, en se dirigeant vers la N982. “La première éolienne alimentera directement V3-Manupal. Nous sommes en train de prendre contact avec d’autres industriels qui pourraient être intéressés par ce projet”, expliquent Alexandre Devilé et Geoffrey Van Wynen, venus présenter ce projet pour Virya Energy. D’une hauteur de 180 à 200m (cela doit encore être défini) chaque éolienne produira jusqu’à 4,2MW/an. Soit l’équivalent de 7.700 ménages, les trois machines cumulées.


Pour compenser l’impact que ces constructions auront sur la biodiversité, Virya Energy envisage de créer une zone naturelle de 3Ha dans un champ à proximité. “Il y aura un contour herbeux avec, au milieu, une zone composée de fleurs, de pois, de blé,… Au printemps, tout cela va attirer les insectes qui vont, eux, attirer les oiseaux. C’est un contrat passé avec un agriculteur du coin.” À Sovet, un verger sera créé et des haies seront plantées, pour les oiseaux et les chauves-souris.
Niveau bruit, une campagne de mesure acoustique sera réalisée après construction. Si la norme maximale de 43Db est dépassée, alors il faudra les brider. Même logique pour l’ombre que pourraient provoquer les pales. Grâce à des capteurs, elles s’arrêteront automatiquement si les normes sont dépassées.
90 % de recours
L’introduction de la demande de permis unique interviendra en septembre prochain auprès de la Région wallonne. L’enquête publique suivra, en octobre, et concernera les communes de Ciney, Dinant et Houyet qui rendront un avis. “Il faut compter un an pour l’obtention du permis, un an pour la préparation des travaux et encore une année de plus pour leur réalisation. Ça, c’est dans un monde idéal”, ajoute le duo.
Car les recours contre les projets éoliens sont récurrents. “Selon les statistiques, il y a 90 % de recours contre ce type de projet. Ils émanent soit des communes, d’associations de protection de la nature ou des riverains.” Et vu le nombre d’éoliennes déjà présentes dans la région, il risque d’y en avoir.
