Actif méconnu, le foncier rural recoupe les terres agricoles, les forêts et les vignes. Malgré un contexte économique incertain, il demeure un excellent actif de diversification, assorti de nombreux atouts fiscaux. Agrifrance, département spécialisé de BNP Paribas Wealth Management vient de dévoiler son bilan 2024.
Le marché du foncier agricole a marqué le pas en 2024 avec une baisse de 5,9 % du nombre de transactions pour descendre, pour la première fois depuis 2020, à moins de 100 000 transactions. Les ventes de foncier agricole libre accusent le recul le plus important (- 16,6 %) alors que les ventes de foncier agricole loué progressent, quant à elles, de + 7,8 %. Le prix de l’hectare de terres libres s’est établi à 7 760 € (-1,5 % en un an) l’année dernière, 5 260 € (-17,9 % en un an) pour l’hectare de prairies libres. « Contrairement aux pays voisins, la Belgique notamment, les prix des terres agricoles restent, en France, peu élevés » souligne Benoît Léchenault, directeur d’Agrifrance. Ce qui explique un rendement locatif brut compris entre 3,3 et 4 % ; la plus value annuelle étant, quant à elle, estimée à 1,2 % en moyenne.
Les vignobles, un marché à plusieurs vitesses
La valorisation des vignobles dépend du marché du vin, c’est-à-dire la notoriété du domaine ou de l’appellation, notamment à l’exportation. « Pour le moment les conséquences…
