Deutsche Bank a relevé son objectif pour la clôture de l’indice S&P 500 à la fin de l’année, passant de 6 150 à 6 550 points. Cette décision s’appuie sur une moindre pression des droits de douane sur les bénéfices des entreprises et sur la résilience de l’économie américaine, dans un contexte où de nombreuses grandes banques de Wall Street revoient également leurs prévisions à la hausse.
Cette révision intervient après des annonces similaires de Goldman Sachs et UBS Global Wealth Management, qui avaient relevé leurs estimations en mai. RBC Capital Markets a également emboîté le pas lundi.
« Nous estimons désormais que l’impact négatif des droits de douane sur les bénéfices n’est plus qu’un tiers de ce que nous avions initialement anticipé », ont expliqué lundi les stratèges de Deutsche Bank, menés par Binky Chadha, dans une note.
Le nouvel objectif représente une hausse de 10,35 % par rapport à la dernière clôture de l’indice S&P 500, qui s’établissait à 5 935,94 points.
En mai, le S&P 500 a enregistré sa plus forte progression mensuelle depuis novembre 2023, porté par l’assouplissement de la position du président américain Donald Trump sur les droits de douane, des résultats d’entreprises solides et une inflation modérée qui ont permis aux marchés de rebondir après la baisse d’avril.
La banque d’investissement européenne met toutefois en garde : le rebond pourrait s’accompagner d’une forte volatilité, avec des corrections potentielles en cas de regain de tensions commerciales.
« Nous pensons que le rallye sera ponctué de corrections brusques, au rythme des cycles répétés d’escalade et de désescalade de la politique commerciale », a précisé la banque.
Deutsche Bank a également relevé son estimation du bénéfice par action de l’indice, passant de 240 $ à 267 $.
