Le pape Léon XIV pourrait devoir payer de l’impôt aux États-Unis au même titre que tous les citoyens américains vivant à l’étranger, en vertu d’un traité adopté en 2010 par Washington.
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Le Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA) force ainsi les Américains à déclarer leurs revenus engendrés à l’étranger.
Ils peuvent toutefois exempter jusqu’à 130 000$ de ces retombées, selon ce que rapporte le Washington Post.
Même si le pape ne reçoit pas de salaire, il est logé et nourri par le Vatican, qui couvre également le coût de ses déplacements et d’autres services.
Léon XIV devra donc vraisemblablement calculer la valeur de ces services pour les déclarer au fisc américain.
Selon ce qu’explique le vice-président du groupe Tax Foundation, Jared Walczak, au Washington Post, la valeur de son logis pourrait être exemptée de ce montant, étant donné que si le logement est fourni par l’employeur, il n’a pas à être déclaré.
L’expert estime que le souverain pontife n’aura pas à payer d’impôt, mais que l’Internal Revenue Service (IRS) pourrait devoir émettre une lettre visant à clarifier sa situation fiscale.
Une autre loi fédérale pourrait cependant compliquer davantage la situation, étant donné que les citoyens américains vivant à l’étranger doivent déclarer s’ils ont une «autorité de signature», c’est-à-dire un contrôle sur l’utilisation de fonds.
En tant que chef d’État du Vatican, Léon XIV a théoriquement la main mise sur les dépenses de la cité-État.
«Cela s’appliquerait au pape étant donné qu’il a l’autorité sur les comptes du Vatican», indique l’analyste de la Tax Institute, Brittany Benson, au média américain.
Il s’agit d’une situation sans précédent, étant donné que Léon XIV est le premier pape américain, et que les pays d’origine de ses prédécesseurs, soit l’Argentine et l’Allemagne, ne requièrent pas à ce que leurs citoyens à l’étranger déclarent leurs revenus à l’extérieur du territoire.
