TRIBUNE – La décision unilatérale de taxer encore plus les billets d’avion met en danger l’attractivité de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle et déstabilise l’activité des compagnies française.
Bruno Stoufflet et Michel Wachenheim, de l’Académie de l’air et de l’espace
Alors que les États-Unis amorcent une redéfinition de l’ordre économique mondial, l’un des piliers les plus sensibles de la coopération internationale, l’aviation civile, se trouve de plus en plus fragilisé. À cette dynamique transatlantique incertaine s’ajoutent désormais des décisions unilatérales au sein même de l’Europe, comme la récente décision du gouvernement français d’annoncer la mise en place, dès 2026, d’une nouvelle taxe sur le transport aérien, la taxe sur le soutien au bilan de l’avenir ferroviaire (TSBA). Elle vise à prélever environ 600 millions d’euros par an auprès des grandes compagnies aériennes opérant en France, afin de financer le développement du ferroviaire, notamment les lignes à grande vitesse.
L’intention est claire : favoriser un report modal vers le train et réduire les émissions du secteur aérien, conformément aux objectifs climatiques. Mais dans la forme et dans le timing, la méthode…
