Dans une note vendredi, le ministère a chiffré les dépenses directes réalisées par Jeff Bezos et sa future épouse à 28,4 millions d’euros pour ces festivités qui passionnent les médias italiens.
Il a également dit s’attendre à 17,6 millions d’euros de “bénéfices indirects”, notamment via les services de transport, mais surtout 895 millions d’euros de futures recettes touristiques générés par la “visibilité médiatique” de l’événement.
Avant de tempérer, rappelant que ces quantifications sont “complexes” et “nécessitent une vérification empirique.”
“Les avantages économiques de ces événements tendent à se concentrer sur le court terme”, a ajouté le ministère.
La ministre du Tourisme, Daniela Santanchè, est connue pour sa défense du “tourisme de luxe” en Italie, estimant en mars “qu’il n’est pas un ennemi mais un allié”.
“La visibilité médiatique mondiale” de l’événement “renforce le positionnement de notre pays dans le segment du mariage, en pleine expansion”, a-t-elle avancé dans un communiqué, en appelant à “laisser de côté les polémiques”.
La cérémonie de mariage qui se tient vendredi est le point culminant d’une semaine de festivités, entre yachts et invités VIP, dans une Venise divisée sur l’impact qu’auront ces noces sur l’image de la ville.
Un collectif d’habitants baptisé “No Space for Bezos” (“Pas de place pour Bezos”) multiplie les manifestations pour s’opposer aux réjouissances, au slogan de “Venise n’est pas à vendre”, craignant que le mariage complique encore plus le déplacement des habitants dans une ville bondée de touristes.
