Dans une nouvelle déclaration polémique, le 47e président des États-Unis, Donald Trump a de nouveau crié son désamour pour les voitures électriques. Au lendemain du vote par la Chambre des représentants de son « Big Beautiful Bill Act », il se félicite de l’arrivée de ces nouvelles taxes. Il est ici question de 100 dollars supplémentaires pour les véhicules hybrides et 250 dollars pour les voitures électriques.
“THE ONE, BIG, BEAUTIFUL BILL” has PASSED the House of Representatives! This is arguably the most significant piece of Legislation that will ever be signed in the History of our Country! The Bill includes MASSIVE Tax CUTS, No Tax on Tips, No Tax on Overtime, Tax Deductions when…
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) May 22, 2025
Alors que tous les pays du monde proposent des remises et des aides pour permettre au grand public d’acheter des voitures électriques, Donald Trump lui de son côté tente de dissuader la population américaine, pourtant l’une des plus émettrices en matière de gaz à effet de serre.
Du côté de l’administration américaine, on tente à peine de déguiser ces nouvelles taxes. Il est alors question d’un « besoin urgent de refinancer le Fonds fiduciaire routier. » Il est vrai que cette tirelire est historiquement alimentée par des taxes sur l’essence. Avec l’arrivée de millions de voitures électriques, il fallait rééquilibrer la balance.
La fin des aides
Après tout, les voitures électriques utilisent autant les routes américaines que les autres, il est normal qu’elles contribuent également. Si ce premier raisonnement est défendable, ce sont toutes les autres mesures prises par Donald Trump en ce qui concerne la voiture électrique qui confirment ses opinions.
Le président a notamment fait fermé la majorité des crédits d’impôt mis en place par son prédécesseur Joe Biden avec la loi dite IRA (pour Inflation Reduction Act). Dans une récente projection, l’Université de Princeton estime que la suppression des aides par Donald Trump devrait faire baisser les ventes de voitures électriques de près de 40 % d’ici à 2030.
Un drame écologique, et social
Si l’impact environnemental d’une telle décision, à contre-courant de l’histoire, est évident. Les conséquences sociales de la fin de ces aides pourraient, dans un avenir proche, être tout autant dramatiques. Dans son dernier rapport sur le sujet, l’International Council on Clean Transportation (ICCT) explique que près de 130 000 emplois sont directement menacés.
Alors que Donald Trump prône le « made in America » à tout prix, son discours sur les voitures électriques est antinomique. En mettant fin aux subventions étatiques, c’est toute l’industrie des batteries et les usines d’assemblage de voitures électriques sur le sol américain qui sont à l’arrêt.
La demande est encore trop faible dans le pays de l’Oncle Sam pour que ces usines tournent toute seule. Elles ont besoin d’argent public pour se lancer. Du côté des analystes financiers, le retournement de veste légal des États-Unis est tout sauf une bonne nouvelle.
Après avoir promis des aides et des crédits d’impôt sous la présidence de Joe Biden, la bannière étoilée faite vole face. Une position qui aura sans aucun doute des conséquences. Les grands constructeurs automobiles, qui avaient prévu d’investir des milliards de dollars, risquent de se tourner vers d’autres pays comme les voisins canadiens ou mexicains.
L’Europe bientôt frappée ?
Cette situation devrait déjà alarmer de nombreux dirigeants, surtout quand ils prônent la production nationale. Mais à la place, Donald Trump se contente de menacer l’Europe. Il affirme en effet que l’Union cherche à profiter des États-Unis sur le plan commercial.
Le vieux continent risque d’ailleurs d’être taxé à hauteur de 50 % à compter du 9 juillet prochain. Si de telles mesures sont réellement mises en place, et restent dans la durée, c’est toute l’industrie automobile européenne qui va en pâtir. Même dans notre pays des emplois pourraient être menacés par la décision de Donald Trump.
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